$anofric, ça suffit !
Les capitalistes de Sanofi provoquent des ravages à Lisieux ,en Haute-Garonne et dans l’Hérault. 50 emplois sont menacés sur le site de Lisieux ,640 emplois sur le site de Toulouse, 200 sur celui de Montpellier : plus de 900 emplois, auxquels il convient d’ajouter 300 emplois d’intérimaires et de sous-traitants, touchant à la recherche et à la production pharmaceutique, une activité qui concerne toute la population. Le document que la direction de Sanofi a diffusé dans l’entreprise le 5 juillet ne laisse aucun doute sur son intention de concentrer ses activités sur les sites de Paris, Strasbourg et Lyon.
« Du caviar pour les actionnaires, le placard pour les salariés »
Sanofi en quelques chiffres c'est la 3e multinationale de l’industrie pharmaceutique, qui revendiquent 33 milliards d’euros de chiffres d’affaires, 8 milliards de bénéfices en 2011, dont 3,5 milliards distribués en dividendes aux actionnaires, parmi lesquels les grandes fortunes de L’Oréal, de Total et des fonds de pensions internationaux. Une multinationale prospère dont l’action en Bourse vient de bondir de 27 % fin juillet ! Une multinationale dont le principal dirigeant, Christopher Viehbacher, vient d’être condamné, en juin, par la justice aux États-Unis pour tromperie sur les propriétés de médicaments et falsification de rapports de test quand, jusqu’en 2008, il était patron de GlaxoSmithKline, qui a banqué 3 milliards de dollars pour arrêter les poursuites !
Les patrons de Sanofi doivent rembourser l’argent public
Implantée à Lisieux depuis 1982, Sanofi bénéficie depuis toujours de fonds publics de l’État et des collectivités territoriales pour… écarter les menaces de fermeture et de chômage.
Une nouvelle fois, démonstration est faite que l’argent des contribuables distribué sans aucun contrôle par les élus de gauche comme de droite n’a aucun effet sur les mesures finales qu’adoptent les conseils d’administration des multinationales. La moindre des choses serait que l’État et les collectivités territoriales exigent de Sanofi le remboursement des subventions et des aides perçues.
Mais au lieu de formuler cette exigence, le gouvernement Ayrault se précipite au chevet du malade imaginaire : « J’ai reçu le président de Sanofi, ainsi que le directeur général. […] Je leur ai dit : le gouvernement n’acceptera pas autre chose qu’un accord sur les restructurations car nous n’ignorons pas la nécessité dans la compétition mondiale d’une adaptation nécessaire au marché, aux besoins, à la compétition… mais cela doit se faire dans l’accord des organisations syndicales et dans le dialogue social, transparent et constructif » (Arnaud Montebourg, lors de la séance parlementaire du 11 juillet dernier). La messe est dite. Le gouvernement de Jean-Marc Ayrault ne s’opposera pas à la « restructuration » programmée par les dirigeants de Sanofi.
Non aux licenciements et à la restructuration
Notre santé est trop vitale pour la laisser entre les mains de capitalistes qui creusent le « trou de la Sécurité sociale » en augmentant les prix des médicaments dont ils détiennent les brevets… sous prétexte de financer la recherche. Le savoir-faire, les compétences des équipes ne doivent pas être dispersés, ils doivent être pérennisés au sein d’un service public de la recherche pharmaceutique répondant aux besoins de santé de la population.
Le NPA Lisieux exige :
• l’ouverture des livres de comptes et la publication de tous les dossiers industriels et financiers du groupe Sanofi,
• le maintien des sites de recherche et de production des médicaments de Lisieux , Toulouse et Montpellier,
• zéro licenciement, partage du travail entre toutes et tous sans perte de salaire,
• la réquisition du groupe Sanofi sous le contrôle des travailleurs et de la population
